Jurade  de    Monflanquin
Décennie 1760 - 1769
 
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dates marquantes de 1256 à 1787
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Annexe (documents Paroisses XVII°-XVIII°):   Arpentement -    Impôts   -   Naissances décès  - Pièces diverses
Annexe (documents Paroisses XIV°-XVI°):        Pièces diverses -
- Décennie : - 1760-1769 .
-Chronique annuelle : - 1666 plan de la bastide 1681 : consuls protestants éliminés -

LES ANNEES : 1759- 1760 - 1761 - 1762 - 1763 - 1764  
                    - 1765 - 1766 - 1767 - 1768 - 1769
 
L'année 1759
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La décennie 1750 - 1759 pour la jurade de Monflanquin se termine sur une crise interne de la jurade à propos du mode de désignation des consuls
Le 15 septembre 1758 M. Vernejoul de Paris est proposé, par le maire, pour un quatrième mandat consécutif de premier consul alors que l'usage ne prévoit qu'un seul mandat sans renouvellement. Les quatre consuls manifestent leur opposition à l'affirmation du maire qu'il peut proposer à sa guise un candidat, en vertu du privilège de sa charge selon la déclaration du Roi du 19 août 1702. Ils assurent qu'au contraire le droit leur appartient de présenter deux candidats par poste à fournir pour faire le choix par élection. M. de Monrecours, doyen des jurats, prend la même position que les consuls sortants. Dés lors M. Vernejoul se retire.
Dés lors M. Ducondut maire, appuyé par M. Capdeville "maire ancien", met fin à la réunion de la présente assemblée en protestant de l'illégalité et nullité de la délibération de ce jour. 
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21 juin 1759 -  A l'assemblée réunie, maître henry de Lanégrie, procureur du Roy de la Cour Royale de la présente ville, annonce qu'il a reçu la veille un arrêt du Parlement de Bordeaux à transcrire sur les registres de la jurade.
Conformément  au mandement du Parlement, l'assemblée en session extraordinaire procède à l'élection des consuls : MM. pierre Berlan  de St Genès premier consul, jérémie eyma de Crozefon deuxième consul, robert de Rousset troisième consul et jean Rey procureur en la Cour ordinaire de la présente ville quatrième consul.
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Texte inscrit au registre. - Extrait du registre des audiences du Parlement de Bordeaux... Requête sur la séance du 15 septembre 1758 à Monflanquin ... "La Cour ordonne qu'à la diligence du maire en exercice il sera convoqué une assemblée pour le 1° juillet prochain" composée du maire en exercice, du maire hors d'exercice, des consuls et jurats ou anciens consuls d'un nombre au moins de douze non compris les maires et consuls. Afin de procéder à l'élection des nouveaux consuls qui seront en exercice jusqu'au 15 septembre 1760 ... Il est fait défense, à l'avenir, tant au maire qu'aux consuls de proposer un ou plusieurs sujets  pour remplir les charges consulaires lesquels seront élus par la communauté [c'est à dire par l'ensemble des membres de l'assemblée : maire, consuls, jurats] à la pluralité des suffrages recueillis par le maire en exercice ... Il est fait défense au maire de troubler ou gêner la liberté des suffrages.
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L'année 1760
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3 janvier 1760 - La décennie 1760 - 1770 pour la jurade de Monflanquin s'ouvre par un rapport de réunion de l'ensemble de messieurs les jurats, le 3 janvier 1760, pour prendre en compte l'annonce que " le jour d'hier, vers les huit heures du matin, la partie de l'hôtel de ville bâtie en pierre du côté du midi et partie celle du couchant croulèrent et tombèrent en ruine entraînant avec la ruine tous les matériaux en tuiles et en boisage... que les autres parties du dudit hôtel de ville et de la halle menacent également une ruine prochaine ... avec péril pour les bouchers qui ont leurs viandes exposées dessous ... s'il n'est incessamment pourvu à leur démolition" ...
Sur le rapport de MM. Vidal maître maçon et Brousse maître charpentier, rendus sur les lieux, il est décidé de mettre en sûreté les matériaux par la démolition de toutes les parties en ruine du bâtiment et que les mesures publiques seront transférées de la halle sous le couvert de la maison abatialle.
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23 mars 1760 - Ce qui explique qu'à partir de la réunion suivante, le 23 mars 1760, la maison de Monsieur Ducondut maire en exercice, abrite les réunions de messieurs les consuls. Ce jour-là précisément il s'agit de procéder à "l'adjudication à l'année des trois bancs de la boucherie [les publications et les enchères faites selon l'usage] : le grand banc du côté du puits a été adjugé à jean Brugère aîné moyennant la somme de 110 livre, le second grand banc du côté de l'escalier de l'Hôtel de Ville à pierre et joseph Barre père et fils pour 100 livres et le petit banc du côté du puits à jean Brugère cadet pour 90 livres.
Le bail commencera aux fêtes de Pâques de la présente année pour finir au mardi gras de l'année prochaine; les sommes seront versées au syndic trésorier de la communauté en deux parts égales, l'une à la prochaine St jean Baptiste et l'autre au mardi gras "sans diminution de prix sous prétexte de guerre, peste ou famine et autres cas fortuits prévus ou imprévus" ... Les preneurs sont obligés d'entretenir les dits bancs de toutes les menues réparations utiles à l'exception des petites tables servant à découper les viandes qui seront fournies par la communauté chaque fois que le maire et les consuls le jugeront nécessaire.
A été également procédée l'adjudication de la fourniture des viandes pendant le cârème de l'année prochaine, 1761, qui revient à pierre et joseph Barre pour la somme de 30 livres sous forme d'aumône en faveur des pauvres de l'hôpital à verser au trésorier de l'hôpital.
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6 juillet 1760 - Dans la maison du maire  M. Ducondut, en présence du maire ancien M. Capdeville, des consuls, jurats et principaux taillables de la ville et juridiction l'annonce est faite : les deux maires ont informé l'Intendant qu'une partie de l'Hôtel de ville et de la halle est tombée en ruine et que la partie restante est menacée du même sort; la réponse de ce magistrat est une ordonnance datée de Paris du 7 mai dernier qui impose une assemblée générale pour choisir entre une réparation ou une reconstruction neuve. La généralité de l'assemblée moins cinq voix propose de se procurer une maison en remplacement et indique que la maison de l'abbé de Gondon [la mairie actuelle]ferait l'affaire pour une location perpétuelle qui, d'ailleurs, avait déjà été proposée par le passé.
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16 juillet 1760 - Par devant M. Ducondut daniel isaac - conseiller du roi, maire alternatif mitrienal - comparaît pierre Brousse maître maçon à qui il vient d'être accordé des lettres de père spirituel des Religieux Frères Mineurs Réformés de la régulière observance de Saint François de la province d'Aquitaine l'Ancienne signée des Frères. Le maire ordonne au greffier d'enregistrer les dites lettres confirmant "les privilèges octroyés par le Roy Louis XV aux Religieux ... du mois de mars 1716" qui accorde privilège à chaque père spirituel "d'exemptions de tutelle, curatelle, séquestration, consulat et autres charges publiques et personnelles, pourvu qu'il n'y en ait qu'un par ville", dont le rôle est d'offrir l'hospitalité en leur maison aux religieux de passage.
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15 septembre 1760 - Au logis de M. Ducondut, les consuls et jurats sont réunis afin de procéder à l'élection consulaire pour l'année 1761. A l'unanimité sont élus : M. de Lanau de Beauregard pour le premier rang, pierre Ducondut notaire royal pour le second, Floissac de Lagarenne pour le troisième et sieur Cassaignol fils de marchand drapier pour le quatrième.
Ce même jour  devant M. jean jacques Capdeville, conseiller du roi et maire en exercice, s'est présenté pierre Ducondut, chaperon [coiffe souple (1) posée sur l'épaule et d'où pend  une bande d'étoffe (2) souvent garnie d'hermine] sur l'épaule, pour prêter son serment de consul.
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18 septembre 1760 - Au logis de M. Capdeville maire en exercice, comparaissent : noble de Lanau de Beauregard, pierre Ducondut, sieur jean Floissac de Lagarenne bourgeois, sieur Cassaignol. Chaperon  sur l'épaule ils prêtent serment pour leur nomination au rang de consul.
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L'année 1761
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8 février 1761 - "une heure après midi", heure au total fréquente pour ces réunions, au logis de M. Capdeville maire se retrouvent jurats et consuls pour nommer les "côtiseurs" et déterminer la répartition de la capitation. Mais les jurats présents, n'étant que six, refusent de délibérer et les consuls avec le maire, pour répondre aux ordres pressants de l'intendant, se chargent de régler "incessamment" le problème .
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26 février 1761 - "une heure après midi, au logis de M. Capdeville maire en exercice", réunion pour étude d'une requête de M. Vernejoul de Paris, transmise par M. de Boutin intendant, et qui aboutit à la reconnaissance d'une indemnité due pour service rendu seul parmi les quatre consuls.
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 5 mars 1761 - Chez M. Capdeville maire, sont présents les consuls, les jurats et "messieurs les hauts taillables"  à qui le maire communique que M. de Tourny - précédent Intendant - ayant été informé de l'état de l'hôtel de ville et de la halle, a écrit depuis Paris en date du 7 mai de l'année précédente qu'il y avait lieu de convoquer une assemblée générale soit pour réparer soit pour la reconstruire à neuf. Les présents, en retour, demandent l'envoi d'un ingénieur architecte pour avis. Par ailleurs, la solution d'une location est avancée d'une maison bien placée dans la bastide, assez spacieuse pour les réunions et pour une prison. En attendant demande est faite de pouvoir continuer à se réunir chez le maire en exercice.
La réunion se poursuit par l'adjudication des bancs de boucheries sous la halle à l'année; aux mêmes conditions que l'année précédente et aux mêmes bouchers : Brugère et Barre.
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14 mai 1761 - Chez M. Capdeville maire, sont convoqués les jurats et les consuls pour la levée du don gratuit annoncée par la lettre patente royale du 7 avril 1760. La somme de 500 livres chaque année à daté du premier juillet dernier sera prélevée à raison du marc la livre de capitation; d'autant que non privilégiés comme privilégiés sont assujettis - nobles et religieux - à ce don gratuit. Pour ces derniers demande sera faite à l'Intendant pour savoir quelle méthode employer ?
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9 juillet 1761 - Chez M. Capdeville maire, les consuls et jurats prennent acte de la démission de Armandou en tant messager de Monflanquin à Agen pour le remplacer, aux mêmes charges et émoluments par jean Maigne cordonnier résidant lui aussi à Agen. A charge donc pour lui de porter gratis les lettres et paquets concernant Monflanquin chaque lundi pour arriver le mercredi. Son père, pierre Maigne, résidant à Monflanquin se porte garant.
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11 juillet 1761 - Chez M. Capdeville maire, les consuls et jurats prennent acte de "l'avertissement qui leur a été donné de la contravention faite à leur ordonnance portant défense de laver aucune sorte de linge, fil laine ou autre chose dans l'abreuvoir qui est au bas de la présente ville et d'autant que cette contravention est bien préjudiciable au bien publique parce les différentes teintures engendre   un poison préjudiciable pour les chevaux". La contrevenante , la veuve Fontauzar, est condamnée à payer 5 livres au syndic trésorier pour réparation de l'abreuvoir et 10 sols pour le déplacement du sergent de ville.
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16 juillet 1761 - Chez M. Capdeville maire, les consuls et jurats sont informés de la demande de la saisie de la Cour des Aides et des Finances de Guyenne par Arnaud François de Bonis seigneur de Boudy pour être rayé de la liste de la collecte et mis sur la liste des nobles exemptés. La cour lui demande "d'articuler ses faits de généalogie et noblesse ... sauf aux consuls et habitants de Monflanquin de faire preuve contraire si bon leur semble". L'assemblée décide, en premier lieu, de se pourvoir auprès du Procureur Général de la dite Cour "afin de faire ordonner par préalable une réparation convenable sur les termes indécents et injurieux répandus dans la requête du sieur Bonis".
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6 août 1761 - Au logis de M. Capdeville maire, à une heure de l'après midi, devant jurats et consuls a comparu noble jean de Cadot d'Argeneuil habitant de son château de Galages paroisse de Boudy. Lequel, fort des documents mentionnés [transcrits dans le cahier de la jurade] réclame d'être "biffé de la colonne des personnes sujettes à la collecte pour être porté à celle des nobles et privilégiés". L'assemblée décide de reconnaître le bien fondé de la demande et d'inscrire le requérant sur la liste des nobles et privilégiés.
 Après quoi l'assemblée revient sur l'affaire Bonis seigneur de Boudy, et s'estime satisfaite de la lettre [transcrite dans les cahiers de la jurade] de désaveu envoyée par M. Bonis qui rend responsable son avocat des excès de langage. Quant à l'inscription sur la liste des nobles et privilégiés l'assemblée s'en remet "au zèle de M. le Procureur Général et aux lumières de Nos Seigneurs de ladite Cour".
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17 septembre 1761 - Comme chaque année en septembre, jour de réception des nouveaux consuls : "Dans notre logis servant d'hôtel de ville, par devant nous daniel isaac Ducondut maire en exercice" [l'année précédente, à la même date le maire descendait de charge au profit de M. Capdeville] a comparu michel Fournyé maître apothicaire pour prêter serment dans la forme habituelle, le chaperon sur l'épaule, pour la charge de quatrième consul. 
Ont comparu également : jean Ducondut Bousquet notaire royal en tant que second consul, pierre Rouzières sieur du Roq troisième consul, antoine de Vassal, écuyer chevalier de l'ordre militaire de St Louis ancien capitaine au régiment de Conty infanterie premier consul.
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L'année 1762
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28 janvier 1762 - Chez M. Ducondut, maire en exercice, les jurats et consuls prennent connaissance d'une lettre du Procureur avec un arrêt pris le 8 de ce mois par le parlement : "attendu la nécessité où le Roy [Louis XV] se trouve de continuer la guerre contre les anglois tous les hameaux, villes, corps et communautés du ressort ... qu'elles soient invitées à concourir de tout leur pouvoir à la construction d'un vaisseau de guerre pour être offert au Roy par la Province"... 'Il est permis aux dites villes et communautés de s'assembler pour aviser aux moyens de fournir les sommes que leur zèle leur imposera de donner" ..."somme de cinquante mille livres qu'elle supplie très humblement Sa Majesté de vouloir accepter". 
Les sieurs maire et consuls ne peuvent se dissimuler la confiance dont ils sont pénétrés que la ville de Monflanquin, malgré l'état d'épuisement où elle se trouve, se surpasse par des nobles efforts en témoignage de son zèle ... pour la personne sacrée du Roy qui a si légitimement mérités de ses sujets le titre de Bien aimé". Aussi sieur jean Ducondut notaire royal second consul sera chargé de recevoir les soumissions ou les sommes et de les consigner sur un registre. Le sieur pierre Ducondut, secrétaire du présent hôtel de ville, contrôlera la dite recette. La somme à donner reste à déterminer.
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28 mars 1762 - Chez M. Ducondut, maire en exercice, se réunissent les consuls pour l'adjudication des bancs de boucherie à l'année. Aux mêmes conditions que l'année précédente et aux mêmes bouchers : Brugère et Barre.
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29 avril 1762 - Chez M. Ducondut, maire en exercice, les consuls et jurats sont informés de la demande de la saisie de la Cour des Aides et des Finances de Guyenne par monsieur le Chevalier de Deytier seigneur de Catuffe pour être rayé de la liste de la collecte et mis sur la liste des nobles exemptés. La cour lui demande "d'articuler ses faits de généalogie et noblesse ... sauf aux consuls et habitants de Monflanquin de faire preuve contraire si bon leur semble". L'assemblée décide à l'unanimité de s'en remettre au zèle et à la prudence de monsieur le procureur général de la Souveraine Cour des aides et finances de Guyenne pour la discussion de la généalogie et des titres de noblesse du sieur Deytier.
La réunion se poursuit par l'audition de pierre Fray notaire royal ancien syndic de l'hôpital pour la reddition des compte de monsieur Coquard son prédécesseur qui lui a laissé une créance sur la communauté de 808 livres de capital datant de 1676 et une autre de 1334 livres datant de 1756. L'assemblée décide qu'il sera procédé "incessamment à l'examen des titres qui établissent la dite créance  dudit hôpital".
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15 septembre 1762 - Comme chaque année en septembre, jour de réception des nouveaux consuls. M. Ducondut, maire en exercice et en son logis; ayant recueilli les voix, l'assemblée a élu : pour le premier rang Vassal de Taradel chevalier de St Louis, pour le second rang Capdeville maître chirurgien, Fournyé ayant été porté du quatrième rang au troisième et Dumas aîné pour le quatrième rang.
Ce même jour, pierre Capdeville, élu second consul, prête serment.
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18 septembre 1762 - La réception des nouveaux élus se poursuit : pierre Dumas habitant de la paroisse St Aubin prête serment.
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28 septembre 1762 - C'est au tour de noble jean de Vassal écuyer seigneur de Taradel chevalier de l'ordre de St Louis de prêter serment chaperon sur l'épaule.
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3 octobre 1762 - Chez M. Ducondut, maire en exercice,  les consuls et jurats sont informés des conclusions du passage à Monflanquin de M. Boutin Intendant de cette Généralité en date du 20 de ce mois, pour juger par lui-même de l'état de l'hôtel de ville et de la halle ainsi que du mérite de la place. Il aurait verbalement décidé que la ladite place étant susceptible d'embellissement pour servir d'agrément à la ville il conviendrait de démolir ce qui reste de ces deux bâtiments pour rendre la dite place vide; les boucheries trouvant refuge ailleurs. En conséquence il a ordonné qu'une assemblée soit réunie pour prendre ces mesures en envisageant de se procurer une maison pouvant servir d'hôtel de ville, soit en la louant soit en l'achetant. En retour il lui a été demandé "d'interposer ses bons offices" auprès de l'abbé de Gondon "afin de l'engager à consentir à un bail... attendu même que la proposition a été reçue du vivant de monsieur l'abbé Duvigier ci-devant abbé de Gondon".
L'assemblée, pour  répondre aux attentes de l'Intendant, décide de démolir incessamment ce qui reste de l'hôtel de ville et de la halle, que l'appentis qui abrite les boucheries resterait provisoirement en place, que la pierre de démolition serait employée selon les ordres de l'Intendant.
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10 octobre 1762 - Chez M. Capdeville, maire en exercice, réunion aux fins de procéder au bail - au  mieux offrant - du port des lettres de Villeneuve à Monflanquin. Le sieur michel Fournyé marchand de cette ville ayant offert de porter les lettres pour six deniers par lettres au lieu des huit que l'on payait précédemment, se voit attribuer le bail. Il lui appartiendra de porter deux fois par semaine le courrier à Villeneuve, à neuf heures du matin les mardi et vendredi en été et sept heures du matin les mercredi et samedi en hiver. A raison de six deniers par lettre de retour, lesquelles lettres seront distribuées immédiatement après leur arrivée. M. Fournyé tiendra une boîte sûre et commode où les particuliers jetteront leurs lettres d'envoi. 
Sieur jacques Auzeral, du lieu de la Banelle paroisse de Cailladelles, s'est porté caution pour ledit sieur Fournyé.
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28 octobre 1762 - Chez M. Capdeville, maire en exercice, réunion concernant la requête de dame antoinette de Brive veuve de messire henry Descairac seigneur Baron de Lauture et de Labastide portaht sur son inscription sur la liste des nobles exemptés. Pour ce faire, elle s'appuie sur une sentence de la Cour des aides et finances de 1625 à l'avantage de dame suzanne de Giscard dame de Labastide. Comme chaque fois, L'assemblée décide à l'unanimité de s'en remettre au zèle et à la prudence de monsieur le procureur général de la Souveraine Cour des aides et finances de Guyenne pour la discussion de la généalogie et des titres de noblesse.
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Le registre de la jurade se termine en cette année 1762 par une lettre de l'Intendant depuis Paris en date du 22 décembre. "Le Roy ayant été informé que ses officiers conducteurs d'une recrue sur une route de la Cour, n° 627, expédiée pour dix hommes et un maréchal des logis, avait été reçus par toutes les places d'étapes quoiqu'il n'y eut que deux cavaliers; Sa Majesté a puni très sévèrement ces officiers et ordonné que les magistrats des lieux rembourseraient sur le champ à l'étapier le prix total de la dépense". Il est en outre recommandé de veiller à l'application des droits en fonction du nombre d'hommes et de chevaux "autrement votre négligence vous exposerait à des peines sévères". Suit l'ordre "d'inscrire cette lettre sur vos registre et de m'en accuser réception".
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L'année 1763
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27 janvier 1763 - En l'hôtel de ville (?), réunion où se retrouvent maire et consuls en présence de M. de Grailly, capitaine d'une des compagnies de cavalerie en quartier en cette ville. M. de Vassal de Taradel, chevalier de l'ordre de St Louis et premier consul, explique que la maison de sieur Becays de Labruyère avait été choisie dans la ville comme la plus appropriée pour recevoir un capitaine. Choix déjà fait pendant quinze ans, contre un juste prix de loyer et compte tenu que dame de Becays mère et sieur de Becays n'ont aucun privilège d'exemption de logement militaire
Or, M. de Becays n'a pas tenu compte du billet de logement remis dés onze heure du matin à M. de Grailly, et avec sa sœur marthon de Becays s'est conduit de façon fort incivile. Au point que, vers sept du soir, le sieur Lebrun, maréchal des logis du capitaine de Grailly, accompagné de quatre hommes "se crût obligé d'exécuter l'ordre de police et de faire enfoncer la porte de l'appartement sans presque aucun dommage, alors que sieur de Becays sortant du lit [bien avant l'heure habituelle en cette saison], demanda à voir l'ordre qui lui fut communiqué ... en protestant qu'il ne cédait qu'à la force" en donnant la clé de la porte sur la rue. Tout semblait réglé.
Cependant, à neuf heures, "l'heure de la couchée étant venue", le sieur Lebrun se présente à la maison pour faire le lit du capitaine, mais la porte est fermée de l'intérieur. Il frappe à la porte, aussitôt dans sa chambre du premier étage M. de Becays se met à hurler "au voleur, à l'assassin". Il se refuse à entendre les sollicitations de monsieur de Passelaigue de Savignac et sa propre fille venus pour lui faire entendre raison. C'est M. de Grailly qui, venu sur les lieux dans un esprit de paix, met un terme à cet éclat, demande seulement à M. de Becays de bien vouloir lui rendre ses malles entreposées dans l'après midi à l'intérieur. M. de Becays fini par accepter sur l'insistance de sa sœur et de M. Passelaigue, M. de Grailly peut alors se prendre son logement à l'auberge.
L'incident est grave "attendu les dangereuses conséquences qui s'ensuivront dans un pays habité d'un nombre de protestants si le mauvais exemple que leur ont  donné dans le cas présent deux des principaux de cette religion." Aussi, procès verbal en est dressé pour être envoyé "à Monsieur le Maréchal duc de Richelieu gouverneur de la province".
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24 mars 1763 - Au logis de M. Capdeville maire en exercice, réunion pour procéder aux enchères du bail à ferme de la boucherie à l'année, aux mêmes conditions que les années précédentes et aux mêmes bouchers :  jean Brugère d'une part,  pierre et joseph Barre d'autre part.
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15 avril 1763 - Au logis de M. Capdeville maire en exercice, réunion pour lecture de la lettre, datée du 1° de ce mois, de M. Lerou subdélégué de l'Intendant  : M. l'abbé de Gondon accepte de céder à la communauté sa maison abbatiale pour servir d'hôtel de ville moyennant la rente annuelle de 100 livres avec les  frais d'enregistrement et réparations à venir. L'offre est acceptée à l'unanimité.
Une correspondance est prévue pour que l'Intendant emploie "ses bons offices auprès de sa Majesté et de nos seigneurs de son conseil, pour l'obtention des lettres patentes et arrêts nécessaires pour l'homologation du bail à rente qui sera passé avec ledit sieur abbé de Gondon et tant pour lui que pour ses successeurs, et d'avoir en considération la situation de la présente communauté qui n'a aucun fonds ni revenus pour subvenir aux frais qu'il conviendra de faire en cette circonstance".
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25 mai 1763 - Au logis de M. Capdeville maire en exercice, réunion où comparaît thomas Cassaignol, marchand drapier de cette ville, qui dit avoir été pourvu d'une commission de contrôleur particulier des "ensaisissements" des domaines de la Généralité de Bordeaux au bureau de la présente ville. L'assemblée enregistre copie de cette nomination sur ses registres : en vertu de quoi il tiendra le relevé des contrôles, leurs dates, les déclarations faites par les vassaux et censitaires de sa Majesté, des contrats d'acquisitions, échanges, testaments, donations et autres titres, les noms, qualités ... Au bas du certificat délivré mention du droit qu'il aura perçu".
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19 juin 1763 - Au logis de M. de Bousquet chevalier de St Louis et ancien commandant du régiment de Nice, sous la présidence  de M. de Vassal de Taradel - en vertu des ordres de M. Boutin Intendant de Guyenne - réunion pour aborder : le problème posé par M. Capdeville maire en exercice qui refuse de convoquer l'assemblée sans les ordres de l'Intendant et de prêter la salle de sa maison, puis essentiellement  le problème posé par la résiliation de son office de maire alternatif par le sieur Ducondut..
Proposition est faite du rachat de l'office de M. Ducondut et les consuls ont "charge de se pourvoir devers M. de Bertin", contrôleur Général, afin de demander - attendu que la communauté n'a point de fonds - à sa Majesté l'autorisation d'une imposition  ayant pour objet le remboursement de l'office. Sinon d'avoir le droit d'un emprunt en payant annuellement l'intérêt aux créanciers. Le sieur paris de Vernejoul - qui se porte acquéreur de la charge laissée par M. Ducondut - annonce, en cours de séance, qu'il veut bien faire l'avance de cette somme "pourvu qu'on lui rembourse" les 1.800 livres en question; proposition qui est acceptée.
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11 août 1763 - Au logis de M. de Bousquet, réunion en vertu des ordres de M. de Boutin Intendant de Guyenne pour statuer sur le rachat de l'office de maire alternatif par le sieur paris de Vernejoul. Lecture est faite de la lettre de l'Intendant qui n'entérine pas la proposition de remboursement envisagée le 19 juin. Il suggère de demander à sa Majesté : en premier lieu une liquidation de l'office de maire alternatif résilié et de rembourser M. Ducondut à la véritable valeur de l'office, ce qui pour la communauté ferait une économie substantielle et en second lieu la réunion de l'office de maire alternatif résilié par M. Ducondut "en faveur du sieur" de Vernejoul avec remboursement selon ce qui sera arrêté en Conseil au moyen d'une imposition.
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15 septembre 1763 - Au logis de M. Capdeville maire, réunion aux fins de procéder - chaque année à la même date - à l'élection des consuls : M. Godail de St Caprazy chevalier de l'ordre de St Louis ancien capitaine au Corps Royal d'artillerie pour le premier rang, M. Ducondut sieur Duclaux pour le second rang, M. Gellieu de Calviac pour le troisième rang, M. Fournyé Gorre de Lacornière aîné pour le quatrième rang.
Ce même jour comparaissent, pour prêter serment, avec chaperon sur l'épaule : sieur Ducondut Duclaux bourgeois et Fournyé Gorre bourgeois.
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22 septembre 1763 - En logis de M. Capdeville maire, comparait, pour prêter serment, avec chaperon sur l'épaule : noble bertrand joseph de Godail écuyer chevalier de l'ordre royal militaire de St Louis ancien capitaine au Corps d'artillerie. 
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29 septembre 1763 - En logis de M. Capdeville maire, comparait pour prêter serment : sieur jean Gellieu bourgeois.
Est enregistrée la délibération du Conseil d'État en date du 19 juin. "Sa Majesté étant en Conseil ordonne que l'office de maire alternatif de Monflanquin sera et demeurera réuni à la dite communauté ... sans qu'elle soit tenue de payer aucun droit de prêt annuel ... que les gages en demeureront supprimés et retranchés des états de Sa Majesté" ... "à la charge de ladite communauté de rembourser au sieur Ducondut le prix dudit office selon la liquidation qui sera faite par le sieur Intendant en Généralité de Bordeaux" ... "autorise ladite communauté à emprunter les sommes nécessaires pour subvenir aux dits remboursements" ... "Fait défense audit sieur Ducondut de s'immiscer  dans les fonctions dudit office à compter du jour de l'affectation dudit arrêt"...
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20 octobre 1763 - M. de Godail de St Caprazy premier consul a convoqué l'assemblée pour délibérer sur la nécessité de nommer un procureur syndic, qui n'existe pas à Monflanquin, pour veiller à la conservation droits, profits et revenus des communautés et à l'exercice de la police. La délibération conclue à la nomination de maître jean Ducondut notaire Royal et ancien jurat.
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25 octobre 1763 - Devant  M. de Godail de St Caprazy premier consul comparaît maître jean Ducondut notaire Royal habitant de cette ville pour prêter serment lié à la fonction de procureur syndic de Monflanquin, conformément aux ordonnances de Sa Majesté.
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L'année 1764
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22 janvier 1764 - Le nouveau registre contenant "quarante feuillets pour servir aux délibération de la jurade de Monflanquin" s'ouvre sur une transcription de "l'arrêt de la Cour des Aides et des Finances portant règlement sur les fonctions des huissiers et autres employés, sur la taxe de leurs salaires et sur les formes des les recevoir".
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Texte inscrit au registre. - Suite de 34 articles - concernant un moment fort de la vie du Royaume à savoir le recouvrement de la taille - où il est spécifié en particulier que : 
- "Pour accélérer la confection des rôles de taille et le recouvrement des deniers Royaux, les greffiers des élections ... remettront les mandements pour l'imposition des paroisses " ....  
- Les receveurs des tailles délivreront aux huissiers les dits mandements qui les remettront après signature aux syndics (ou à défaut aux collecteurs) et marguilliers de chaque paroisse. - Il est fait défense aux huissiers de recevoir des syndics, ou autres, sous peine de concussion et aux officiers des élections d'allouer quoi que ce soit à ces huissiers. Le nombre des huissiers, sergents et autres employés pour le recouvrement des tailles et pour exécuter les contraintes des receveurs sera réglé annuellement dans chaque élection, avec les receveurs des tailles qui seront tenus d'établir leur liste. Les huissiers ne pourront entrer en fonction qu'après dépôt des dites listes au greffe et serment devant les officiers des élections.- Fait défense aux receveurs de pourvoir aucun de leur domestique pour les contraintes.
- Les paroisses de chaque élection seront départis aux huissiers par les receveurs. Les élections ne pourront être moindre de 25 paroisses.
- Les huissiers établiront des procès verbaux du recouvrement sous peine de concussion. Ils tenus de faire mention, dans leurs procès verbaux, de l'heure des demeures, de les faire signer et d'en donner copie à ceux contre qui ils seront faits, qui signeront leur réponse sur les originaux à peine de nullité. 
- Les huissiers seront tenus de signaler aux greffes des élections le jour de départ et celui de leur retour, le tout inscrit sur un registre. - Lors de leur retour ils remettront un état par eux signé des exploits, commandements, saisies et autres actes faits durant leur voyage et les greffiers en tiendront registre à présenter chaque semaine au président de l'élection pour être paraphé. - Ils remettront en même temps double des états de leurs frais dans chaque paroisse. Il sera fait chaque année et dans chaque élection un tarif pour régler les dits frais et les journées des huissiers, lequel sera affiché à la porte du bureau de l'élection pour éviter tout dépassement sous peine de concussion.
- Les dits états seront divisés par colonnes contenant les noms des redevables, leurs qualités, le montant de leurs impositions, les sommes dues, les dates de poursuite, les sommes payées en conséquence et le montant des frais. - Interdiction est faite aux huissiers de grossir ces états des sommes réellement payées en retard afin d'accroître les taxes qui leur seront dues.
- Les dits états, ainsi établis, les deux double seront remis aux receveurs des tailles. Lesquels en payeront le montant aux huissiers et en retireront quittance, l'une conservée au bas du premier double et l'autre remise aux collecteurs pour recouvrement. - Lesquels collecteurs seront tenus d'émarger le double en question avec les sommes remises par les redevables. - Seront également tenu d'avoir un registre, côté et paraphé par le président de l'élection, mentionnant les procès verbaux établis contre chaque paroisse, leurs dates, les taxes et les salaires payés aux huissiers et les remboursements que les receveurs en auront fait.
- Fait défense aux huissiers de recevoir aucune somme des collecteurs ... de recevoir des mêmes collecteurs des charrois gratuits à titre de présent ... de se faire payer de leur salaire par les contribuables ou les collecteurs, de se faire défrayer aux cabarets.
- Si un redevable acquitte avant midi ce qu'il doit il sera déchargé des frais de logement.
- Quelque soit le nombre d'actes établis le même jour, l'huissier ne pourra percevoir plus que ne le prévoit la taxe de journée fixée dans chaque élection. Laquelle taxe représentera un huitième de l'imposition totale de chaque redevable.
- Interdiction aux huissiers de rencontrer les collecteurs dans une auberge, mais adjonction de se rendre chez eux pour une rencontre bienséante.- Interdiction de vaquer à l'inspection des chemins quand ils sont en charge de recouvrement des tailles ou, au contraire, de faire dans une seule et même journée recouvrement dans deux ou trois paroisses; sous peine de concussion les officiers des élections doivent veiller à ces doubles ou triple emplois.
- Les receveurs des tailles ne pourront délivrer aucune contrainte qu'elle ne soit visée par les officiers des élections et les huissiers mettre les dites contrainte à exécution qu'elle n'ait été visée par les dits élus à peine de nullité et de cassation.
- Ne pourront les huissiers établir de logement chez les redevables que sur la réquisition des collecteurs, et dans ce cas ils remettront au redevable un billet signé d'eux et des collecteurs. - Seront tenus, en faisant les commandements ou saisies, de donner sur le champ aux redevables copies des commandements ou des saisies, sans pouvoir changer les dates sur les originaux et les copies remises aux redevables ni envoyer ces originaux par quiconque sous peine de faux. - Interdiction leur est faite de se faire gardien des choses saisies et de se les adjuger directement ni indirectement, sous peine de punition corporelle.
- Défense aux huissiers et collecteurs de saisir chez les redevables : les lits, linceuls, couvertures, habits, pain, portes et fenêtres de leurs maisons, les bœufs, vaches, chevaux, mulets et autres bestiaux servant aux labours et culture des terres, les fourrages et pâtures nécessaires pour la nourriture des bestiaux, les ustensiles, outils ou métiers à travailler dont les artisans et manouvriers gagnent leur vie, et de les faire transporter et vendre, sous peine de concussion. - En cas de saisie de grains, de quelque sorte que ce soit, pour la le payement de la taille, elle ne pourra donner lieu à une vente qu'après prélèvement de ce qui sera nécessaire au propriétaire pour nourrir sa famille et ensemencer l'année suivante.
- Le présent arrêt sera lu, publié dans les sièges des élections et enregistré aux greffes d'icelles, affiché partout à la diligence des substituts du Procureur Général du Roy qui auront à "tenir la main"  à son  exécution et de certifier de leurs diligences la Cour des Aides et des Finances de Guyenne.
- Prononcé à Bordeaux en la Cour des Aides et des Finances de Guyenne le 7 septembre 1763.
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26 janvier 1764 - Au logis de M. de Bousquet chevalier de St Louis où M. de Godail écuyer premier consul a convoqué consuls et jurats et principaux habitants pour annoncer que par arrêt du Conseil du 9 juillet dernier Sa Majesté a réuni à la présente communauté la charge du maire alternatif qu'occupait le sieur Ducondut en remboursant le prix suivant la liquidation ... et permet d'emprunter pour parvenir au dit remboursement au sieur Ducondut, soit, selon M. de Boutin Intendant de cette généralité, la somme de 1335 livres 8 sols 8 deniers. Étant saisi aussi par le syndic de l'hôpital de créances à payer, l'assemblée se voit obligée de demander à l'Intendant "qu'il lui plût ordonner l'imposition de la dite somme avec les intérêts pour être imposée la présente année année sur tous les taillables juridictionnaires".
Toujours en manque d'hôtel de ville, la jurade s'est vue dans l'obligation de louer la maison du sieur Carles bourgeois moyennant la somme de 40 livres par an. M. de Godail propose à l'assemblée d'interroger l'Intendant sur l'éventualité d'une imposition couvrant la somme annoncée et obtient une réponse favorable tout comme pour la somme nécessaire au remboursement de M. Ducondut. En même temps les consuls chargés de contacter l'Intendant demanderont la permission de récupérer des débris dans l'ancien hôtel de ville pour en former des sièges pour la salle qui doit servir aux assemblées dans la maison de M. Carles.
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30 mars 1764 - M. de Godail premier consul, ayant convoqué l'assemblée, pour entendre le sieur Ducondut ancien trésorier de la communauté - remplacé par le sieur Cassaignol - rendre les comptes des dépenses faites à la demande du maire et des consuls. Sa recette monte à 1497 livres et la dépense à 1533 livres soit 36 livres de dépassement dont il faut rembourser le sieur Ducondut. Quitus lui est donné.
 Le sieur Godail rappelle : - En premier lieu que la communauté est débitrice des pauvres de l'hôpital et propose de verser la somme de 200 livres. - En second lieu  qu'il est du une somme de 40 livres à M. Taradel de Vassal pour intérêts de deux années d'un capital de 400 livres établi sur un banc de boucherie. - En troisième lieu qu'il est du 33 livres au sieur Croizac, collecteur principal de cette juridiction, pour sa rédition des comptes de l'année 1757. - En quatrième lieu, 148 livres à des particuliers pour des fournitures et travaux dans les casernes, magasins écuries et prisons, pour le logement de la compagnie de cavalerie de Grailly en 1762.
L'assemblée décide du paiement des sommes dues, en précisant que pour les travaux annoncés il y aurait au préalable vérification, et engage le sieur Cassaignol à faire toutes les poursuites requises pour se faire payer les sommes en attente, capital et intérêts et particulièrement celles du souchet.
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12 avril 1764 - Réunion des consuls et jurats pour l'adjudication des bancs de la boucherie à l'année. Aux mêmes conditions que les années précédentes et aux mêmes bouchers : Barre et les Brugère.
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29 mai 1764 - Réunion des consuls et jurats pour prendre en considération la décision de l'Intendant - concernant "l'office de maire réuni à la communauté, liquidation de la finance"... "vu l'arrêté du Conseil d'Etat du 31 juillet 1763" à propos de l'office de maire alternatif de de sieur Ducondut - qui évalue à 1305 livres le remboursement au sieur Ducondut. 
Le Procureur Syndic indique qu'il faut enregistrer la notification royale du 11 février donnée à Versailles sur les octrois et autres droits dont jouissent les hôpitaux, maisons de charité, communauté des arts et métiers, pour y avoir recours quand nécessaire. 
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Texte inscrit au registre. - Le texte en est annexé au registre de la jurade : les emprunts des villes et communautés seraient suspendus en cas de guerre, mais les intérêts continueront à être payés... "Nous avons fait reconnaître la nécessité d'être instruits de la manière la plus exacte de tout ce qui concerne la situation [financière] dans laquelle se trouvent les dites villes et communautés". Suit une série de cinq articles précisant les moyens à mettre en oeuvre en matière de gestion financière.
De même pour la déclaration royale du 1° avril 1763 sur la libre circulation des grains dans le royaume qui stipule "Nous avons dit, déclaré et ordonné et après les présente signées de notre main disons, déclarons et ordonnons que les grains, farine et légumes appartenant aux états, villes et communautés qui font partie de nos fermes continueront d'être perçus". 
- Suit la lettre de M. Dudon Procureur Général de Bordeaux datée du 19 mai  qui insiste sur l'amour que porte le roi à ses sujets en ordonnant de remettre de l'ordre dans les papiers détenus par les villes et communautés et en se prescrivant la libre circulation des grains en son royaume.
L'heure d'un inventaire des papiers de la communauté est venu. Il est donc nécessaire  de faire ouvrir le coffre par les personnes qui sont chargés des clés pour constater l'état actuel des titres et papiers de la communauté, en faire un inventaire en présence des consuls et des deux principaux habitants de Monflanquin. Si des papiers manquent ils seront l'objet de recherches, ce dont est chargé le Procureur Syndic. A l'avenir toute correspondance administrative sera remise au secrétaire en titre pour qui sera tenu d'en faire inventaire chaque mois avant d'être mis en dépôt.
Le tout sera affiché aux lieux accoutumés et copié sur les registres de l'hôtel de ville.
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Texte inscrit au registre. - Copie de la lettre du 16 juillet de M. Dudon, Procureur Général à Bordeaux : "Je suis informé qu'il n'y a point de lieu dans votre ville où les officiers de justice puissent tenir leurs audiences et expédier décemment la justice et qu'il leur est refusé d'utiliser une chambre, d'une maison appartenant à la communauté située sur la place, au-dessus des prisons... J'ai lieu de croire que vous voudrez bien consentir que les officiers de justice se servent provisoirement d'une chambre de la maison en question
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13 septembre 1764 - Dans la chambre où s'exerce la police comparaît, devant maître jean Ducondut notaire royal Procureur de la communauté et devant les consuls, "informés par bruit public" que le nommé jean Domengie aubergiste, au mépris des règlements annoncés par caisse sur la voie publique "reçoit et loge chaque jour toutes sortes de personnes sans en venir faire déclaration" ... "Il reçoit encore à toute heure de la nuit plusieurs manants et vagabonds qui vont chaque nuit ravager les vignes environnantes" et lui en laisse une partie. Il lui est fait "inhibition" de recevoir quiconque sans en faire la déclaration au secrétaire greffier de la communauté et de servir du vin après neuf heures du soir; en outre il est condamné à une amende de 12 livres en faveur des pauvres de l'hôpital et à un jour de prison ferme.
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23 septembre 1764 - Au logis, faute d'hôtel de ville, de M. Capdeville maire reçoit en présence des consuls maître jean Ducondut Procureur Syndic qui "dit à l'assemblée qu'il est d'usage et de règle qu'au quinze du présent mois il soit procédé à une nouvelle élection consulaire" mais que ce jour [du quinze] ne s'étant trouvé que sept jurats au lieu de treize l'élection avait été reportée au 23 . Cette fois, le nombre requis de jurats étant atteint il est possible de procéder à l'élection dont le résultat est : monsieur Bousquet ancien commandant du bataillon du régiment de Nice, chevalier de l'Ordre Royal militaire de St Louis pour premier consul, le sieur Auzeral de Labanelle bourgeois ancien jurat pour le second, le sieur jean Rey ancien jurat pour troisième, le sieur Sarruc Delzons bourgeois pour le quatrième. Aussitôt les sieurs Auzeral et Rey prêtent serment.
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27 septembre 1764 - C'est au tour de claude imbert Bousquet Dumazes de prêter serment chaperon sur l'épaule. Puis vient le tour de jean Sarruc Delzons bourgeois
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Texte inscrit au registre. Lettre, du 6 décembre, de l'Intendant de Bordeaux charles robert Boutin :  "Nous avons donné congé absolu au nommé jean Amadieu milicien de la paroisse de Roquefère natif de Montmarés, âgé de vingt sept ans pour se retirer où bon lui semblera et jouira des privilèges et exemptions liés à son statut. Privilèges des miliciens : tous les miliciens qui auront servi six ans jouiront de l'exemption de taille pendant un an; pendant deux ans s'ils se marient la même année. Ledit Amadieu a élu domicile au lieu de Pautard. 
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9 décembre 1764 - Réunion en présence du Procureur Syndic pour étudier la requête du sieur thomas Cassaignol auprès de la Cour de l'élection d'Agen concernant le rôle de collecteur de la taille. Lecture faite et aussi celle de la déclaration de M. Martin contrôleur Général de cette généralité portant que depuis1763 il n'a jamais reconnu le sieur Cassaignol pour contrôleur puisque le sieur Ducondut tient ce rôle. En foi de quoi, l'assemblée déboute le dit Cassaignol et le met en demeure de remettre les listes en sa possession sous peine d'avoir à sa charge les sommes prélevées avec retard. Copie de cette décision sera envoyée à M. le Procureur de Roy en la Cour de l'élection.
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L'année 1765
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20 janvier 1765 - En l'hôtel de ville, réunion sur convocation de M. de Bousquet premier consul pour prendre connaissance de l'édit royal du mois d'août dernier qui supprime toutes les charges municipales [dont celle de secrétaire de la présente communauté dont était pourvu le sieur pierre Ducondut] pour les reconsidérer. C'est ainsi que le texte prévoit contraction de cette charge avec celle de secrétaire greffier. L'assemblée vote que le sieur pierre Ducondut prendra ce poste ainsi constitué avec, durant toute sa vie, les mêmes honneurs, privilèges, profits et revenus attachés aux dites charges et dont il a joui par le passé.
Ce jour, le Procureur Syndic est entré et a dit aux consuls réunis qu'il a été adressé aux villes un édit royal du mois d'août, enregistré en la souveraine Cour du Parlement de Bordeaux le 3 décembre dernier, portant sur l'administration des villes et communautés. Qu'il y a lieu de le lire, publier et affiché et enregistré sur le registre de la communauté.
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Texte inscrit au registre. Édit du Roy donné à Compiègne au mois d'août 1764 : "dans notre déclaration du 11 février nous avons formé le dessein d'établir l'ordre le plus exact dans l'administration des villes et communautés". Il apparaît qu'en attendant de prendre des dispositions particulières en fonction des situations diverses il est utile de fixer dès à présent les principes généraux qui doivent gérer leur administration...
"C'est dans cet esprit que nous avons jugé à propos de déterminer la forme" dans laquelle les octrois pourront  être prorogés et pourront être établis quand ils sont mis en place ... la manière de tenir les comptes et d'employer les recettes.... "Nous comptons sur le zèle de nos officiers municipaux pour être assurés qu'ils entreront dans toutes les vues du bien public qui nous animent".
Dans cet esprit suppression d'offices qui étaient à charge des villes et communautés et restitution d'un droit ancien de choix de leurs officiers. Suit une série de 54 articles.
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28 février 1765 - En l'hôtel de ville, sur convocation de M. de Bousquet, réunion pour la répartition de la capitation dans  cette ville et la paroisse de St André qui nécessite le choix de deux côtiseurs pour la ville et de deux autres pour la paroisse. Sont nommés  messieurs Moret de Berruc et Ducondut Duclaux pour la ville, Vedrines Quatrecares et Moret de Lablanquie pour la campagne.
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28 mars 1765 - En l'hôtel de ville, réunion pour l'adjudication des bancs de la boucherie à l'année, aux mêmes conditions que les années précédentes et aux mêmes bouchers : Brugère et Barre.
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8 août 1765 - En l'hôtel de ville, M. de Bousquet informe que les consuls et lui-même ont fait entrer la somme de 1900 livres 11 sols 8 deniers déposée auprès du syndic trésorier de la communauté, somme provenant de droits, arrérages et reddition de compte suivant le compte fourni par le sieur Cassaignol. "Il serait à propos d'en employer 1000 livres à payer partie de ce qui est du à l'hôpital", proposition retenue à l'unanimité.
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15 septembre 1765 - En l'hôtel de ville, jour de l'élection consulaire. Sont élus : M. Dutil de Boudou écuyer en tant que premier consul, M. Bousquet Ducondut second consul, M. Rey troisième consul, M. Sarrazin quatrième consul. Ce jour jean Ducondut Bousquet démissionne de sa charge de Procureur Syndic remplacé par maître jean Lydon notaire royal et ancien jurat.
Et avenant le même jour ont prêté serment pour devenir consuls : claude imbert Bousquet Dumaze ancien premier consul de cette ville, jean Ducondut notaire royal, jean Rey et jean Sarrazin.
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22 septembre 1765 - En l'hôtel de ville, réunion pour procéder à l'attribution au mieux disant du bail du port des lettres entre Villeneuve à Monflanquin. Se sont présentés les sieurs : Fournyé, Lacoste, Mathifet, et pierre Pellavy, maître chirurgien de Monflanquin, lequel est retenu sur sa proposition de porter ces lettres pour un sol chacune, selon les conditions habituelles. Sieur pierre St Bris, maître chirurgien, se porte garant.
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3 novembre 1765 - En l'hôtel de ville, sur convocation des consuls sont réunis les habitants les plus aisés des paroisses de : St André, La Caussade, St Aubin, St Perdoux, Savignac, St Sernin, Lamothe Fay, La Sauvetat, St Sulpice de Rivalède, Crouzillac, St Caprazy, Corconnac, et Calviac. Il leur est signifié l'invitation faite par l'Intendant M. de Boutin de faire emprunt pour secourir les pauvres cultivateurs hors d'état de se procurer des grains de semence, promettant de réimposer le montant de la perte s'il y en a. Les consuls informent qu'ils ont écrit à l'hôpital de Gontaud pour leur demander une somme de 3000 livres afin d'acheter du blé à distribuer aux pauvres de ces paroisses grêlées et que réponse leur a été faite que la somme est disponible mais ne peut être prêtée sans  l'accord de M. le Procureur Général; somme donc à espérer.... "L'invitation" étant agréée, les principaux et plus aisés habitants de chaque paroisse sont recensés pour recevoir par proportions les sommes qui leur seront distribuées pour être converties en grains à ensemencer la présente année.... Liste est faite des habitants qui acceptent, dans chaque paroisse, d'être garants solidaires des sommes qui leur seront remises pour les convertir en grains de semence à distribuer aux particuliers les plus nécessiteux et en fournir l'état. Il leur appartient de faire rentrer le montant par tout le mois d'août prochain pour le déposer auprès du trésorier de la communauté.
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L'année 1766.
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20 février 1766 - En l'hôtel de ville, réunion des jurats sur convocation des consuls pour informer que M. Boutin Intendant a écrit que M. Lezou, son subdélégué, a en mains les fonds accordés par le Roy    pour secourir les pauvres cultivateurs affligés par la grêle. Comme ils sont nombreux dans ce cas, l'assemblée décide de se pourvoir dévers l'Intendant pour un prêt de 600 livres sous peine de remboursement après récolte.
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23 mars 1766 - En l'hôtel de ville, réunion des jurats pour l'adjudication des bancs de la boucherie à l'année et pour Pâques, aux mêmes conditions que les années précédentes et aux mêmes bouchers :  pierre Barre fils cadet remplaçant autre pierre et guilhem Brugère fils aîné de jean. Comme si un changement de génération s'opérait.
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17 avril 1766 - En l'hôtel de ville, réunion des jurats sur convocation des consuls pour la répartition de la capitation dans  cette ville et la paroisse de St André qui nécessite le choix de deux côtiseurs pour la ville et de deux autres pour la paroisse. Sont nommés  messieurs Moret Betruc et Ducondut Duclaux pour la ville, Vedrines Quatrecares et Moret de Lablanquie pour la campagne. 
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13 juillet 1766 - En l'hôtel de ville, réunion des jurats sur convocation des consuls pour accepter, sur demande de M. Duthil premier consul, à M. Vassal de Taradel - représentant messire pierre de Vassal sieur de Latourette son frère ayant les droits de Marguerite Cayrouze de Labruyère d'une rente annuelle de 20 livres sur un banc de boucherie de cette ville - du rachat de cette rente pour une somme de 400 livres. L'Intendant a mis comme condition que la communauté en soit informée au préalable.
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21 août 1766 - En l'hôtel de ville, réunion des consuls, jurats et principaux habitants,  sur convocation de M. Duthil de Boudou premier consul, pour étudier la requête remise à M. Lamoignon Intendant de la Province par pierre Gorre père en décharge de la collecte principale de cette ville. Après lecture de la dite requête l'assemblée décide, pour la décharge, de s'en remettre  à "la prudence et zèle de la Cour de l'Election".
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15 septembre 1766 - En l'hôtel de ville, jour de l'élection consulaire. Sont élus : noble pierre de Passelaigue écuyer seigneur de Secrétary pour premier consul, sieur jean Lauras notaire royal second consul, sieur pierre Biau bourgeois de Fraissinède pour troisième consul et sieur jean géraud Lafon notaire royal pour quatrième consul.
Ce même jour prêtent serment, chaperon sur l'épaule, par devant jean jacques Capdeville Conseiller du Roy maire de la ville : sieur jean Lauras, messire pierre de Passelaigue.
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18 septembre 1766 - En l'hôtel de ville, prête serment, chaperon sur l'épaule, par devant jean jacques Capdeville Conseiller du Roy maire de la ville : jean géraud Lafon.
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25 septembre 1766 - En l'hôtel de ville, prête serment, chaperon sur l'épaule, par devant jean jacques Capdeville Conseiller du Roy maire de la ville : sieur pierre Biau.
Consuls, jurats et principaux habitants étudient la requête à la cour de l'Élection d'Agen déposée par géraud Domengie collecteur principal élu pour 1767, par laquelle il expose : - il sait à peine signer - il est éloigné de la ville d'un demi lieu - il a six enfants et sa femme en ceinte - il a été porté avant son tour sur la liste de collecteur. A quoi il est répondu par l'assemblée que le dit Domengie - sait lire et écrire, de même que l'adjoint qui lui a été donné - n'est éloigné que d'un quart de lieu - la communauté ignore que sa femme est en ceinte - est le premier sur la liste.
Par ailleurs, le sieur Capdeville chirurgien juré de la ville et de l'hôpital en est exempt, de même que Ducondut Duclaux contrôleur du bureau de l'ensaisissement, Gorre Jancot secrétaire de la communauté de Paulhiac, Fray notaire royal et Saint Bris chirurgien chargé de huit enfants. Par voie de conséquence,  Domengie se retrouve premier sur la liste et sa nomination est considérée comme juste et équitable.
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L'année 1767
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4 janvier 1767 - Dans le logis servant d'hôtel de ville où le maire et les consuls ont convoqué l'assemblée des principaux habitants de la ville  et paroisse pour leur annoncer que la nomination du sieur Biou comme collecteur principal, pour 1766, a été cassée par la Cour de l'Election d'Agen et signifiée en date du 30 décembre par Enduran huissier. "Surquoy lecture faite" pierre Fray notaire royal est retenu avec son exprès consentement; il appartient donc au sieur Biou de lui remettre les rôles des impositions, les sommes qu'il peut avoir en main, les quittances qu'il a du receveur des tailles. Le sieur Fray  présente comme caution joseph Vistorte bourgeois.
Vu les lettres patente de commandant de l'Agenais et du Condomois accordées par sa Majesté, le 18 juin 1766, prolongées par l'ordonnance du maréchal duc de Richelieu et la lettre du Comte de Fumel. Seront transcrites sur le présent registre :
Texte inscrit au registre. - Lettre de patente du Roi du 18 juin 1766 : "Nommé le sieur de Fumel [Commandant] ... sous l'autorité du gouverneur et lieutenant général et du commandant en chef en Guyenne. - Ordonnance du 29 décembre 1766 de louis françois Duplessis armand duc de Richelieu et de Fronsac ... gouverneur de la haute et basse Guyenne .."Le Roy ayant bien voulu nommer le sieur Comte de Fumel pour commander sous notre autorité, dans l'Agenois et le Condomois, il est ordonné aux officiers municipaux des villes d'enregistrer au greffe la patente qui leur a été donnée.
Transcrites sur le registre de Monflanquin le 22 janvier 1767
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19 février 1767 - Au logis servant d'hôtel de ville, réunion des jurats et consuls pour faire l'enchère de la fourniture de la viande pendant le Carême. Les nommés Brugère jean et autre jean se voient enlever le marché par pierre Barre mieux disant avec 15 livres. Il sera tenu de fournir toute la viande de veau et de mouton nécessaire. La somme engagée sera versée, à Pâques, au trésorier de l'hôpital et passerait à 30 livres si M. l'Évêque permettrait l'usage de toute viande pendant le Carême.
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15 mars 1767 - Au logis servant d'hôtel de ville, réunion du maire, consuls, jurats et principaux habitants pour leur rappeler que la période est venue de l'attribution des bancs de boucherie.
Il y a lieu également de nommer les côtisateurs : MM. Ducondut Duclaux et Cassaignol jurats pour la ville, MM. Lafont et Malespine pour la paroisse St André.
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14 avril 1767 - Au logis servant d'hôtel de ville, réunion des consuls pour décider de l'adjudication des bancs de la boucherie à l'année, dans les mêmes formes que les années précédentes  :  à jean Brugère aîné le banc du milieu pour 120 livres, à pierre Barre celui près de l'escalier de l'ancien hôtel de ville pour 110 livres et jean Brugère cadet celui près du puits pour 100 livres. 
-- "Vu par nous maire et consuls les lettres de provision du gouverneur de cette ville accordées par sa Majesté à M. françois chevalier du Granier  capitaine de la 1° Cie des volontaires de Captibon de St Domingue. Datées de Versailles le 16 octobre 1766.
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Texte inscrit au registre. - "Nous avons ordonné, par notre déclaration du 4 mai 1766, qu'à l'avenir il ne sera par nous pourvu qu'à vie aux offices de gouverneurs et de lieutenant créés dans les villes closes de notre royaume .... En foi de quoi le sieur françois chevalier du Granier  capitaine de la 1° Cie des volontaires de Captibon de St Domingue, s'étant acquitté de la taxe prévue pour ce nouvel office, se voit nommé gouverneur de Monflanquin ... avec pouvoir de commander aux habitants tout ce qui peut conserver la ville en notre obéissance... Il aura droit aux honneurs, prérogatives et différents privilèges afférents à son rang sauf pour la capitation. Signé le15 octobre 1766.
- Attestation de M. pierre de Gasc (en l'absence du Président du Parlement de Bordeaux), selon laquelle le nouveau Gouverneur de Monflanquin a prêté serment le 18 mars 1767, devant lui. En tant que Gouverneur des villes de Penne, Villeneuve et Monflanquin. 
- Enregistrement de la cérémonie du 17 juin 1767 au cours de laquelle : le nouveau gouverneur reçoit d'abord serment de fidélité des officiers des milices bourgeoises, à savoir : sieur jean Ducondut Duclaux bourgeois et ancien jurat capitaine de la 1° Cie de Monflanquin, sieur joseph Vistorte bourgeois capitaine aide major des troupes de cette ville, sieur david Biou bourgeois lieutenant de la Cie de la milice bourgeoise, sieur louis Toilhe lieutenant major de la milice.
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 25 juin 1767 - Dans le logis servant d'hôtel de ville, les consuls ayant convoqué les jurats et principaux habitants, information est donnée que le sieur Fournyé Gorre docteur en médecine leur a signifié ce jour une requête remise  à la Cour de l'Élection d'Agen pour être retiré du tableau de la collecte principale. Requête appuyée "attendu l'exercice pour lui fait de sa profession de médecin dans toutes occasions et à la satisfaction du public.
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6 août 1767 - Dans le logis servant d'hôtel de ville, comparait devant les consuls maître jean Lydon notaire royal et Procureur Syndic de la ville pour exposer la situation compte tenu de la grande sécheresse des eaux avec difficulté pour abreuver les bestiaux. Il demande qu'interdiction soit faite "à tous les habitants sans exception de mettre à rouir leurs chanvres ni lins dans les ruisseaux de la Lède" ..." à peine de 50 livres d'amende et confiscation du chanvre et lin".
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 15 septembre 1767 - Réunion des consuls et jurats pour l'élection des consuls de l'année prochaine. Résultats : - Messire charles de Larramière écuyer seigneur de Lamothe Sudres premier consul - sieur jean Gelieu bourgeois et jurat second consul - sieur jean Maydieu de St Paul troisième consul - sieur jean Lacombe maître chirurgien quatrième consul.
Comparaissent aussitôt, devant pierre de Passelaigue seigneur de Secrétary premier consul en exercice, pour prêter serment portant le chaperon sur l'épaule : jean Gelieu et sieur jean Lacombe.
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17 septembre 1767 - Comparait devant jean Gelieu [mis en place l'avant veille en tant que second consul] charles de Larramière écuyer seigneur de Lamothe Sudres premier consul.
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24 septembre 1767 - Comparait devant charles de Larramière, premier consul, pierre Maydieu bourgeois pour prêter serment en tant que troisième consul.
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15 octobre 1767 - Comparait devant les consuls maître pierre françois Grunet originaire de la paroisse de Ger diocèse de Tarbes. Informé du retrait du sieur françois Mongelle, à sa demande, de son poste de régent latiniste, il réitère son acte de candidature qu'il aurait déjà déposé auprès des consuls précédents. Jugé capable de remplir les fonctions de régent, et vu ses certificats de bonne vie et mœurs, il est invité à prêter serment de bien et fidèlement exercer ses fonctions de régent.
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L'année 1768
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26 mars 1768 - En l'hôtel de ville se réunissent les consuls pour procéder à l'adjudication des bancs de la boucherie à l'année, dans les mêmes formes que les années précédentes, sont retenus : jean Brugère pour le premier banc, celui du milieu, à 120 livres, à pierre Barre pour celui près de l'escalier à 110 livres, à jean Brugère jeune pour celui près du puits à 100 livres. Sommes à payer au syndic trésorier en deux versements, le premier à la St Jean Baptiste et le second le dernier jour de carnaval. Les preneurs s'engagent à entretenir les dit bancs de toutes les menues réparations.
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9 avril 1768 - En l'hôtel de ville, réunion provoquée par la convocation de messire charles de Larramière Sudres premier consul et où se retrouvent six notables de la juridiction - Trenty curé de St Aubin, Bousquet de Dumaze, Eyma de Crozefon, Lauras notaire, Lacombe chirurgien et Bouyssou - pour "conformément à l'édit 55 du Roy en date de décembre 1767" procéder, en présence de maître Lerou procureur du Roy au siège royal de la présente ville, à la nomination des deux échevins de la ville, en lieu et place des quatre consuls habituels.
Sont élus : premier échevin sieur de Larramière Sudres et pour second échevin sieur jean Ducondut Bousquet notaire royal. Tous deux pour le temps imparti par l'édit. Ce même jour comparait , devant sieur Larramière Sudres premier échevin, sieur jean Ducondut pour son serment de second échevin.
Ce même jour les échevins et les notables , en présence du Procureur du Roy, procèdent à l'élection de trois conseillers de ville : MM. de Paloque en tant que premier conseiller de ville, Ducondut ancien maire pour le  second, Vignal pour le troisième - pierre Ducondut notaire royal pour greffier secrétaire et jean Rey notaire royal pour syndic receveur. A la charge, pour tous ces officiers de donner une caution de 500 livres. 
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14 avril 1768 - En l'hôtel de ville, réunion - des conseillers et notables en présence de maître Lerou Procureur du Roy - provoquée par M. de Larramière premier échevin. En conséquence des articles 24 et 25 de l'édit de décembre il s'agit de fixer les appointements de chacun des officiers élu quelques jours avant. Après avoir constaté "la vacance de l'adjudication et lieutenance du siège" l'assemblée décide : 48 livres annuellement pour le syndic receveur, 176 livres pour les secrétaire greffier, des gages de 36 livres par an aux deux valets de ville attachés à l'hôtel de ville.. 
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16 avril 1768 - En l'hôtel de ville, réunion - des conseillers et notables en présence de maître Lerou Procureur du Roy - pour accepter de jean Rey notaire royal nommé à la charge de syndic receveur sa proposition de nommer jean Lacombe maître chirurgien, qui donne son accord en réunion, comme responsable de la caution des 500 livres à verser. 
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Texte inscrit au registre. - "louis françois du Plessis duc de Richelieu .... sur les plaintes qui nous sont revenues contre le nommé Lamouroux sergent au régiment de Béarn en semestre à Monflanquin des excès qu'il s'est porté envers Lapoussière perruquier, en outre il a fait tapage à Carnaval et fait parade d'une paire de pistolets de poche .... que les consuls ont été obligés de la faire mettre en prison ... Il est ordonné au commandant de la maréchaussée de faire désarmer Lamouroux de la paire de pistolets qu'il garde indûment ... de lui ordonner de notre part de quitter la paroisse ... de lui faire payer un dédommagement au perruquier pour la valeur de son habit déchiré".
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8 mai 1768 - En l'hôtel de ville, réunion - des conseillers et notables de a ville et paroisse St André en présence de maître Lerou Procureur du Roy - provoquée par M. de Larramière premier échevin. Pour procéder à l'élection de quatre côtisateurs. Sont unanimement nommés : sieurs Capdeville maître chirurgien et Biou marchand pour la ville, sieurs Lhospital et Lafon pour la paroisse.
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16 juin 1768 - En l'hôtel de ville, réunion des échevins et conseillers de ville : le sieur Rey procureur yndic demande de nommer des auditeurs de compte pour "entendre et faire rendre tant celui du syndic trésorier qui vient de sortir que ceux des différents collecteurs principaux qui ne l'ont pas encore rendu et qui ont soldé au bureau des taille d'Agen". Sont nommés messieurs Lydon et Lauras notaire royal.
Ce même jour jean Rey, notaire royal procureur syndic, se présente pour exposer la situation présente de la vente du vin et du droit de souchet. Il fait observer qu'une délibération de la ville en date du 10 juillet 1755 et homologuée par la Cour du Parlement de Bordeaux n'est pas observée par nombre de taverniers, hôteliers et autres habitants "vendant vin en détail ... sans prendre pour l'entrée du dit vin congé ni permission et que par ce moyen ils se soustraient d'en payer le droit de souchet conformément au dit arrêt d'homologation".... Il serait souhaitable d'obliger toutes les personnes vendant du vin de venir sous huitaine en faire la déclaration pour en payer le droit de souchet ... et que cette déclaration soit faite, comme prévu, tous les ans à la St André ... Qu'il soit interdit de faire entrer du vin "forain" sous peine d'une amende de 500 livres... Afin que nul n'en ignore, l'arrêté doit être "affiché aux lieux accoutumés de la ville et aux portes des églises des paroisses de cette juridiction". L'assemblée donne son plein accord.
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13 août 1768 - En l'hôtel de ville, réunion - des échevins et conseillers de ville - pour prendre acte de la déclaration de maître jean Rey procureur syndic et lui demande de faire un acte au sieur Durand  curé de la ville pour lui offrir 30 livres qui s'impose annuellement pour fournir au loyer du loyer d'une maison presbytérale
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Texte inscrit au registre. - "Par nous charles de Larramière .... le présent registre contenant cinquante feuillets a été côté et paraphé pour servir aux délibérations de jurade de la présente communauté, le dixième septembre mil sept cent soixante huit".
- Déclaration du Roy et lettres patentes portant règlement pour la comptabilité des deniers communs d'octrois et patrimoniaux des villes et bourgs du Royaume. Données à Versailles le 27 juillet 1766 et 13 février 1768".
"Nous avons reconnu qu'il s'était introduit beaucoup d'abus dans cette administration ... En août 1764 nous avons rendu les règles uniformes, stables et permanentes pour éviter toute déprédation dans les dépenses ... dans notre édit de mai 1765 nous nous sommes départi de notre droit de nommer pour donner donner aux habitants de chaque ville la faculté de choisir leurs officiers afin de régir les biens patrimoniaux, les octrois et toutes les affaires communes, sous l'inspection des notables choisis parmi des députés choisis eux-mêmes parmi tous les ordres des citoyens.
Suit une série de 14 articles : - le receveur sera tenu de rendre les comptes des recettes et dépenses au mois de mars au plus tard - Tout ce qui concernera le droit d'octroi sera séparé - Les officiers municipaux pourront vérifier les dits comptes pendant tout le mois d'avril et seront tenus de convoquer une assemblée de notables dans huit premiers jours de mai pour présenter ces comptes et les observations, avec faculté de nommer des commissaires pour vérifier - Ces commissaires seront nommés sur place au nombre de trois (un échevin, un conseiller, un notable)- Les commissaires pourront convoquer autant qu'ils le voudront mais devront avoir fini leur travail courant mai - L'assemblée des notables sera convoquée dans les quinze premiers jour de juin et si l'unanimité ne se fait pas, ces comptes et les observations seront portés devant les juges - l'original du compte restera au greffe de la ville et le secrétaire greffier "sera tenu d'en remettre une expédition en entier au receveur" - Toutes les pièces seront côtées et paraphées par un échevin. Au cas où le receveur serait, au vu des comptes, redevable il sera contraint par toute voie même par corps de déposer entre les mains de son successeur le montant du reliquat - Au mois de juillet, tous les ans, sera remis par l'échevin copie entière de l'état final au commissaire départi pour qu'il puisse l'expédier au Contrôleur Général des finances afin de "nous être prescrit chaque année un état de situation de chaque ville" - Le receveur comptera tous les trois ans en notre chambre des comptes pour présenter sur un seul cahier le relevés des dépenses et recettes triennales - "Demeureront les épices des dits comptes fixées dans l'article 38 de notre édit d'août 1764" ... au centième du montant de la recette sans pouvoir excéder la somme de 300.000 livres - Les arrêts de notre chambre seront remis au receveur - Ces receveurs, s'ils ne rendent pas leurs compte comme prescrit par l'article 1 pourront être contraints par amendes et même par corps.
- Suit une lettre spécifiant "vu au Conseil de Laverdy et scellé du grand sceau jaune". Il appartient à la seule Chambre des Comptes de connaître seule de tout ce qui concerne de la validité des dépenses des villes et ne seront contraints que les receveurs qui seront prononcés en  jugement de la dite Cour .
3 décembre 1768 - En l'hôtel de ville, réunion où M. de Larramière "déclare à MM. les notables et conseillers qu'il donne purement et simplement sa démission de la charge de premier échevin, les priant de l'accepter et nommer à sa place.[ Nomination d'aucun remplaçant n'est donnée par le registre].
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L'an 1769
19 mars 1769 - En l'hôtel de ville, réunion de MM. les échevins, notables et conseillers de ville, en présence du procureur syndic, pour nommer quatre côtisateurs de la capitation afin procéder à la répartition de cet impôt. Sont élus : Toilhe et Biou pour la ville, Lhospital et Clavié pour la paroisse St André.
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6 avril 1769 - En l'hôtel de ville, les mêmes sont réunis pour la "représentation par les sieurs Biou et Toilhe qu'ils ont déjà passé à cet emploi" de côtisateurs de la capitation et qu'ils demandent à être remplacés. Sont nommés : Fournyé et Fray jurats.
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Texte inscrit au registre. - Copie d'une lettre de M. L'Intendant à MM. les officiers municipaux, de Paris le 3 mars
"Vu les plaintes que vous avez assujetti des filles au logement effectif de gens de guerre, le ministre de la guerre m'a chargé de vous marquer que vous deviez les en dispenser sauf à les obliger de faire des fournitures aux soldats qui sont logés de pauvres habitants de leur voisinage.
 
 
 
2 juillet 1769 - En l'hôtel de ville, le sieur Rey procureur syndic rappelle aux officiers municipaux que l'Intendant de la province ayant ordonné la réparation des avenues de cette ville il serait à propos de mettre à la tête de la manœuvre une personne qui soit capable de diriger les travaux et de le rétribuer à raison de 20 sols par jour, à prendre sur les revenus de la communauté. Avec M. Ducondut échevin, l'assemblée désigne Beauséjour ci devant dragon.
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27 août 1769 - En l'hôtel de ville, les échevins procèdent à l'adjudication du débit public des cochons dans cette ville. Sont retenus aux charcutiers pierre d'Agrin et izabeau Rabanel mariés. Moyennant la somme de 100 livres versée en un seul fois à Pâques, à charge de ne pas dépasser la taxe imposé par les échevins, lesquels sont en droit de "substituer à leur place tel nombre de particuliers que bon leur semblera". Ils s'engagent à "exposer journellement et tenir pendant tout le temps propre de la viande de cochon" sur la place publique de cette ville afin que chaque particulier puisse y faire ses provisions.
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15 septembre 1769 - En l'hôtel de ville, échevins notables et conseillers sont réunis - en présence du procureur syndic de la ville mais en l'absence du Procureur Royal - pour nommer le premier échevin et un officier de ville. M. Ducondut second échevin, ayant recueilli les voix de l'assemblée annonce comme premier échevin louis de Paloque écuyer seigneur de la Sauvetat ci devant conseiller. Sa place de conseiller de ville est attribuée à claude imbert Bousquet Dumaze écuyer chevalier de l'ordre militaire de St Louis ci devant notable.
Aussitôt louis de Paloque prête serment, chaperon sur l'épaule, pour la charge de premier échevin.
Ce glissement de personnes sur les postes municipaux se prolonge par la nomination d'un notable dont la place vient d'être libérée. Est nommé pierre de Bertrand écuyer seigneur de Crozefon.
  
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Lexique

Collecteur : Habitant chargé (à tour de rôle) d'établir l'assiette et le recouvrement de la taille dans leur paroisse. Il était élu lors d'une assemblée de la paroisse, ou à défaut nommé d'office par l'intendant car la charge était tellement redoutée que les personnes aisées n'hésitaient pas à quitter les campagnes pour y échapper
L'exemption de collecte (accordée aux septuagénaires, infirmes, pères de 8 enfants, marguilliers et syndic pendant leur temps de service, maître d'école, médecin, sacristain et maître de poste...) était encore plus enviée que l'exemption de taille car la fonction rendait le collecteur odieux, l'empêchait pendant environ 2 ans (la taille ne rentre jamais dans l'année courante) de vaquer à ses propres affaires et surtout parce que les responsabilités qui pesaient sur lui, énormes, lui permettaient rarement d'échapper aux saisies voire même à l'emprisonnement.
Élection (pays d') : Circonscription financière soumise à la juridiction de l'intendant et qui parcartePaysElection2.jpg (51408 octets) opposition aux pays d'états, possèdent une administration fiscale qui relève directement du roi et des bureaux de finances des généralités .
Élections : Circonscription financière et juridiction royale ainsi nommée à cause des "élus" qui y traitaient en première instance toutes contestations au sujet des tailles, aides et autres impositions royales, tant aux entrées des villes que dans les fermes du roi. Les appels de leurs jugements étaient portés devant les Cours des Aides. Les élections ne se contentaient pas de juger, mais intervenaient également dans la répartition entre les paroisses des sommes affectées à chaque élection. Pour ce faire, les élus effectuaient régulièrement des chevauchées afin de s'informer des abus et de tout changement de situation dans les paroisses.
Au début du 17e siècle on compte 92 élections mais en 1597 elles sont 146 et 179 à la fin du 18e siècle.
Toutefois ces élus étaient loin de faire l'unanimité et aux dires des intendants les tribunaux d'élections cumulaient nombre de défauts tels que l'injustice, la cherté ou l'incompétence de ses élus.
Intendant : Représentant du pouvoir royal dans une province et principal rouage administratif des 17e et 18e siècles. Issus des maîtres de requête, dont la fonction s'est peu à peu sédentarisée, ils sont apparus pour la première fois en Bourgogne en 1592.
Après une période d'adaptation au cours de laquelle leurs missions sont restées temporaires et limitées les intendants ont alors réuni les pouvoirs de justice, de police et de finances. Ils ne se bornait plus à surveiller les autres officiers, mais les avaient remplacés. D'inspecteur, il devient administrateur et le pouvoir royal reprend le pouvoir dans les provinces.
Sous Richelieu, ils ont pour mission de "connaître de toutes injustices et oppressions que les sujets du roi pourraient souffrir des officiers et ministres de la justice par corruption, négligence, ignorance ou autre..."
Bien sûr, ils sont détestés des cours souveraines et de la noblesse et l 'un des plus grands désirs de la Fronde fut de s'en débarrasser.
Mais c'est sous Colbert que la fonction a pris vraiment pris toute sa dimension. Les intendants sont alors devenus les agents les plus dévoués du pouvoir royal, nommant eux mêmes leurs subdélégués. Leurs attributions sont alors quasiment illimitées :
* finances et répartition des impôts (droits domaniaux, taille...)
* agriculture, industrie, ponts & chaussées, arts & métiers, commerce & marchés, police & ordre public, approvisionnements, état sanitaire, moralité publique & assistance, recrutement des troupes, logements des gens de guerre, milices, étapes, soldes, affaires ecclésiastiques, collèges, librairie, universités, administration municipale.... tout les concerne et ils s'occupent de tout.
* justice : ils représentent la justice royale et sont au-dessus des tribunaux ordinaires que la justice ordinaire néglige (crimes & violences des gentilshommes ne restent pas impunis), ils entrent dans les tribunaux comme bon leur semble car ils sont chargés d'informer le roi de tous les abus qui s'y commettent.
* ils animent l'économie provinciale en embellissant les villes, en veillant à l'amélioration de l'agriculture et de l'élevage, à l'introduction de cultures nouvelles, au bon fonctionnement des manufactures royales....
* Au 18e siècle, ils s'efforcent de trouver des solutions aux problèmes de disettes, maladie et pauvreté, ils créent des ateliers de charité pour les chômeurs, améliorent les conditions de vie dans les prisons et les hôpitaux...
Sous Louis XVI, la monarchie est souvent discréditée. Hommes du roi, les intendants subissent de plein fouet ce discrédit, car malgré l'importance de leur tâche et leurs compétences, aucune assemblée représentative n'est là pour rendre compte de leur travail ou appuyer leurs efforts. C'est cette énorme lacune qui poussera Louis XVI et son administration à créer les Assemblées provinciales de 1787.
Law dira d'eux : "vous n'avez ni Parlements, ni États, ni gouverneurs, je dirais presque ni roi, ni ministres : ce sont 30 maîtres des requêtes commis aux provinces de qui dépendent le bonheur ou le malheur de ces provinces, leur abondance ou leur stérilité".
- 20 intendances étaient pays d'élections (Alençon, Amiens, Auch, Bordeaux, Bourges, Caen, Châlons, Grenoble, Limoges, Lyon, Montauban, Moulins, Orléans, Paris, Poitiers, Riom, La Rochelle, Rouen, Soissons et Tours.
Milices : Sous l'ancien régime les milices locales sont surtout figuratives et participent peu à la défense de la ville si ce n'est parfois, pour le service du guet. Composées de bourgeois (lors des craintes de soulèvements populaires), d'artisans (le service était alors critiqué par les bourgeois) elles ont souvent été le prétexte à de nombreuses créations d'offices.
En 1688, A l'initiative de Louvois, est apparu un autre type de milice, militaire cette fois, constituant la première forme de service actif. A partir de cette date, chaque paroisse dut fournir des hommes célibataires âgés de 20 à 40 ans, équipés à ses frais pour servir 2 ans dans la milice et dès 1691 eurent lieu les premiers tirages au sort. Les années suivantes, elle fut souvent modifiée, parfois supprimée, des privilèges furent accordés (exemptions pour les gros laboureurs, les marchands et artisans payant au moins 30 livres de capitation, les procureurs, greffiers, notaires, médecins, maires & échevins, apothicaires, chirurgiens, propriétaires d'un office d'au moins 4 000 livres..., ces exemptions étant jusqu'en 1774, laissées à l'arbitraire des intendants).
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Tiré de : http://provinces.francaises.free.fr/lexique_E.htm
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..........................Odo Georges : réalisation Synthèse et illustration   
 d'après la transcription  de Sylvie et Pascal Wojciechowski 
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